#090: Déguster de l’hydromel au fin fond des catacombes

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Vous allez m’en vouloir. Je vous emmène dans un endroit secret, déguster virtuellement un breuvage que vous ne pourrez goûter qu’à condition de débourser une somme rondelette au Bon Marché. Mais cet article, c’est l’occasion d’inaugurer une nouvelle catégorie déjà ébauchée lors de la visite des toits du Grand Palais : les coulisses de Paris !IMG_8070

Je vous emmène sur les traces d’Audric de Campeau, un grand échalas intarissable qui combine à merveille l’art d’enfiler les anecdotes tout en remontant son pantalon d’une main.IMG_8081

Le genre de garçon issu d’une grande lignée, qui à quinze ans, réclame des pieds de vigne plutôt qu’un scooter. Petite passion deviendra grande : des pieds de vigne, il en accumule au fil du temps, et peaufine son art de la viticulture. Et tant qu’à être dans les champs, autant y ajouter des ruches. Mais voilà qu’un jour le bonhomme monte à la capitale pour entamer des études de philosophie à la Sorbonne, loin de ses abeilles.

Lorsqu’il entend parler d’apiculteurs disposant de ruches sur les toits de Paris, il se prend à rêver d’installer les siennes sur les toits des Invalides. La chose prendra forme assez rapidement, et l’étudiant partage ses journées entre les bancs de la fac et ses ruches. Comme pour les pieds de vigne, il ne se contentera pas des Invalides et essaimera bientôt ailleurs… il ne dévoilera toutefois pas le nombre de ses ruches ni tous les lieux où il a pu s’installer.

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Enfin, l’étudiant qui entre-temps est devenu un super cadre dynamique passé par une prestigieuse école de commerce, décide un beau jour de se consacrer entièrement à ses abeilles. L’affaire prend des proportions intéressantes, et l’énergumène, qui a toujours une idée sous son chapeau, se prend à rêver de réunir ses deux passions : le miel, et le vin.

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D’où l’hydromel. Et savez-vous quelle est la composition de ce breuvage ? Du miel (évidemment) et… de l’eau. C’en serait presque décevant !

Mais comptez sur Audric de Campeau pour fabriquer DES hydromels, grâce à la sélection de différents tonneaux qui, comme pour le whisky, offriront des résultats très variés à la dégustation (hips ! C’était bon).

Bon. Fabriquer de l’hydromel d’accord, mais on ne va pas installer les tonneaux sur les toits à côté des ruches, aux quatre vents. Non, il faut un endroit sombre, stable, à température constante.

BON SANG MAIS C’EST BIEN SUR ! LES CATACOMBES !

(c’est pas fantastique de rêver tout haut et de concrétiser ?)

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Sauf que les catacombes ouvertes au public connaissent un afflux qui ne permettra pas aux tonneaux de bénéficier d’une stabilité hors pair. L’hydromeliste (ça doit bien se dire) se tourne alors vers une association qui gère une carrière des catacombes située sous un établissement public, mais justement interdite au public. C’est dans ce lieu que nous sommes descendus pour déguster les breuvages et le miel sur de grosses tartines de pain accompagnées de fromage (oui bon, j’arrête).

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A cette occasion, nous avons pu découvrir un bunker où s’abritaient les habitants pendant la guerre, s’attabler autour d’une table de pierre qui était leur point de ralliement, découvrir une petite champignonnière contenant de véritables champignons de Paris, un puits qui nous a rappelé à quel point nous étions six pieds sous terre, une petite fontaine, un vieux téléphone et un dédale de couloirs où, même éclairé, on frissonnait un peu en s’éloignant du groupe.

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Voici un « quartier » souterrain de Paris, des coulisses inaccessibles. Je tâcherai de reproduire l’expérience régulièrement (le prochain article est déjà dans la boîte !), en espérant qu’ils ne généreront pas trop de frustration !

Pour retrouver Audric de Campeau et ses productions : http://www.lemieldeparis.com ou http://www.hydromel.paris

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