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#065: S’immerger dans le village de Charonne

Des petits pavés, une jolie butte et comme dans les villages du fin fond de la France, une église modeste, sans fioritures, qui surplombe la rue principale.

Voici Charonne ! Ce petit coin de l’Est parisien n’a rien perdu de son charme d’antan, et il fait bon prendre un chocolat chaud dans l’un des cafés de la rue Saint-Blaise. Vous êtes en plein coeur d’un ancien village de vignerons et de maraîchers ! Au XIXe siècle, le quartier regorge de guinguettes : elles attirent les parisiens en masse car étant situées hors des murs de Paris, le vin y est deux fois moins cher… Et oui, il y avait une taxe à l’entrée dans la capitale pour toutes les marchandises ! Ces “douanes” de l’époque s’appelaient des “barrières d’octroi” : à l’époque, un mur long de 24 km entourait les anciennes limites de Paris, qui comptait alors 12 arrondissements. 54 barrières d’octroi permettaient d’y entrer moyennant une taxe sur les marchandises… Alors forcément, tout autour, les débits de boissons à prix cassés faisaient rage ! Ces limites dataient de 1787, elles furent élargies en 1860, alors que la capitale absorbait les villages des environs. Ces taxes disparaîtront complètement seulement durant la Seconde Guerre Mondiale…

Bref, revenons-en à Charonne ! Le lieu s’industrialise peu à peu, s’urbanise, attire les ouvriers mais aussi les travailleurs du bois : au début du XXe siècle, ébénistes, fabriques de meubles, scieries et vernisseurs sont plus de 200 !

Vous ne trouverez pas vraiment de trace de tout ça. Et même l’église ne se visite pas pour le moment : elle est en travaux afin de consolider les fondations. Que cela ne vous empêche pas de grimper à sa hauteur afin d’admirer la vue sur la rue Saint-Blaise, mais aussi pour découvrir le petit cimetière mitoyen qui se cache à l’arrière ! C’est l’un des derniers de Paris, la seule autre église disposant de son propre cimetière étant dans le 18e arrondissement (il s’agit de Saint-Pierre-de-Montmartre).

Supplément crânerie : quand vous vous trouvez sur le parvis de l’église Saint-Germain de Charonne, tournez les yeux vers la gauche… une autre église, plus moderne et sans charme lui fait face. Vous l’avez repérée ? Il s’agirait d’un caprice des croque-morts au début du XXe siècle : fatigués de gravir les marches en portant les lourds cercueils, ils auraient réclamé la construction d’une église de plain-pied ! Fainéants, va !


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#064: Tenir les meilleures adresses de la capitale au creux de sa main grâce à Paris by me

Une fois n’est pas coutume, ceci est un post qui sans vergogne, s’apprête à faire une pub éhontée au dernier guide parisien auquel j’ai contribué.

AuX guideS, à vrai dire, car c’est une nouvelle collection qui-tient-dans-la-main-qui-tient-dans-la-main, comme dirait Coluche, de trois livrets balayant les sorties parisiennes.

Présentons-les dans l’ordre : il y a d’abord le petit rose. Si après une morne journée de boulot tu sens le waï vibrer en toi, si le démon de la danse est chevillé à ton corps, si l’envie d’apprendre à cuisiner des macarons, à tricoter (si si), à porter des talons aiguilles sans ressembler à un cow-boy ou à jouer au poker te démange sérieusement, voici un guide qui te donnera toutes les bonnes adresses pour démornifier tes bad days.

Et puis le petit bleu. Dans celui-ci, que des bonnes adresses de restaurants, de brasseries, cafés… classés comme pour chaque guide par arrondissement et avec quelques coups de coeur mis en valeur. Du côté des prix, là aussi c’est réglo : en moyenne, vous vous en sortez pour 25€ max par personne. Un repère à bons plans, quoi. Sachez, au passage, que toutes les adresses ont été dûment testées par les humbles auteurs qui ont du y consacrer des soirées entièèèères afin de sélectionner la crème de la crème. Parce que, comme c’est écrit en gros sur la couverture, l’idée était de promouvoir un Paris souriant. What a challenge ! Le sourire en plus, c’est LE fil conducteur de ces guides. Tiens, et j’en profite pour faire la pub d’un délicieux restaurant italien qui m’a particulièrement plu dans le 15e arrondissement, vers la rue du Commerce : Da Zavola, 6 rue Mademoiselle, tenu par un italien véritable qui sélectionne des produits de qualité et propose une carte de fin gourmet. Sans parler des vins… certainement l’un des meilleurs restaurants italiens de la place parisienne !

Enfin, le petit vert. Celui-ci, je n’y ai pas participé faute d’un âge trop avancé (et bien heureuse de ne plus user mes fonds de culotte sur les bancs de fac, je dois dire). Pareil, petits prix, bonnes idées et suggestions de sorties pas chères voire gratuites sont référencées dans ces pages.

Alors certes, vous voilà avec un sacré paquet d’informations pour passer les meilleures soirées du monde pour que dalle (parce qu’à 5€90 les quelques 200 adresses ça fait pas cher le bon plan), mais, me direz-vous, quid du provincial qui débarque à la capitale la bouche en coeur ? Pas d’hôtels à conseiller ? Pas même un hôtel à Paris gare de Lyon ? (oui, tout le monde ou presque arrive Gare de Lyon d’après moi, bonne grenobloise d’origine que je suis)

Je vous conseillerais bien d’aller faire un tour sur le site de Romy, mais les prestigieuses adresses qu’elle prend plaisir à visiter et à partager vous feront certainement juste rêver…  quoique… allez savoir !

#063: Déambuler au coeur de la Mouzaïa

En ce moment, on est très “buttes, carrières de gypse et maisons ouvrières” sur ce blog !

Et oui, le principe est toujours le même : prenez une butte, des ouvriers qui travaillent SOUS la butte, dépensant leur énergie à gruyeriser le sous-sol pour en extraire un maximum de gypse possible. Gypse qui était envoyé outre-Atlantique : du coup, on appelait ces quelques rues du XXe arrondissement  ”le quartier de l’Amérique.”

Et du coup, comme d’habitude, il fallait loger les nombreux ouvriers. Qui voudrait habiter au-dessus d’une carrière, dans un coin reculé de la capitale ? Eux-même, pardi ! Et comme il fallait construire léger, comme d’habitude, ces petites maisons moins lourdes que les affreux immeubles haussmanniens poussèrent comme des champignons.

Glycines et bignones habillent ces magnifiques rues pavées et ces maisons qui datent de 1890. N’hésitez pas à déambuler dans les nombreuses ruelles parallèles pour découvrir les secrets de la Mouzaïa…

Ah, et comme d’habitude, aujourd’hui, plus aucun ouvrier ne serait capable de se payer l’une de ces charmantes bicoques devenues hors de prix.

Supplément crânerie : Mouzaïa, Mouzaïa, ça sort d’où ça ? Difficile de savoir comment ce nom a été attribué… ce qui est sûr, c’est qu’il évoque un village algérien où eu lieu une bataille en 1839, pendant la colonisation française.


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