#001: Différencier les gargouilles des chimères

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Même de dos, vous la reconnaissez ?

Paris (7)

Un indice :

Paris (3)

Ahah ! Fastoche, pour le 1er numéro ! Voici l’illustre cathédrale de Notre Dame de Paris, celle qui manqua de disparaître à plusieurs reprises avant que Victor Hugo ne la sauve en lui dédiant un roman. Mais nous ne sommes pas là pour en faire son apologie. Il s’agit de vous montrer la différence entre les gargouilles et les chimères, ces deux catégories d’êtres qui cohabitent sur les hauteurs du monument.

D’abord, les chimères :

Notre Dame145

Autant être clair tout de suite. La différence majeure entre une chimère et une gargouille, c’est que la première ne sert à rien, alors que la seconde est vraiment utile au bon fonctionnement du bâtiment.

La chimère, elle date de la reconstruction menée par l’architecte Viollet-le-Duc dans les années 1850. Avant, point de chimère sur Notre Dame : les bestioles sont nées de la volonté de ce rebâtisseur qui a pris quelques libertés lors de la rénovation. Bien lui en prit puisque ces petits monstres qui semblent s’amuser de la pagaille parisienne (voire de la grisaille) en devinrent très rapidement des symboles. Donc si on résume, la chimère est l’élément marketing de Notre Dame et même, de la capitale (comme la Tour Eiffel, l’Arc de Triomphe ou les p’tites femmes de Pigalle).

Ensuite, les gargouilles :

Paris (145)

Ce sont ces bêtes à grand cou qui dépassent sur les contours de Notre Dame. Elles sont un peu plus nombreuses que les chimères. Et elles, elles ont un métier ! En effet, il leur incombe de collecter l’eau de pluie et de l’envoyer le plus loin possible de la façade, de manière à ce que la pierre ne soit pas abîmée. En gros, les jours de pluie, Notre Dame douche gratis !

Supplément Crânerie : et pourquoi « Gargouille » ? le nom évoque le glouglou de l’eau qui sort par la bouche de ces gouttières. On dit que ces animaux fantastiques éloignaient les démons des églises. La légende vient certainement du bruit de l’eau qui tombe en trombes ou du vent sifflant dans le conduit !

Les trucs utiles : On peut admirer gargouilles et chimères de près, en montant dans les tours. On peut. Ne vous sentez surtout pas obligé ! Car voici le chemin qui vous attend : moyennant une extorsion de 8€ après une attente estimée à environ 1h-1h30, on vous parque dans la boutique de la tour le temps qu’une trentaine de visiteurs ait payé son entrée. Ensuite, vous gravirez à la queue-leu-leu quelques dizaines de marches (au rythme du plus lent), puis vous atteindrez le sommet. Vous pourrez accéder au Bourdon (une grosse cloche dans la tour Sud) en refaisant la queue. Enfin, une dernière floppée de marches vous permettra d’accéder au plus haut point de la cathédrale, le sommet de la tour Sud. Mais là, un gardien réclamera de vous une certaine célérité parce qu’il n’y a pas que vous, quoi, égoiste ! Et vous voilà reparti pour une descente -retour à la case départ, 20 min montre en main. Et puis, à tous les coups il fera gris au sommet et vos photos seront moins jolies que les cartes postales vendues chez les bouquinistes !


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Discussion4 commentaires

  1. Ah, voila le blog lance, quel bonheur! Bravo, les photos sont superbes. Moi qui etait blasee des classques parisiens, j’ai de nouveau envie de passer revoir Notre-Dame…

  2. Je suis ravi de découvrir cette version parisienne de MilleChoses.
    Je compte sur vous pour découvrir, comme pour Londres, plein d’endroits inattendus ;o)

  3. aaaah je commençais à désespérer de ne plus voir d’articles sur mille choses à faire à londres, et voilà que j’apprends que vous êtes dans ma ville héhé !

    si c’est pas une surprise ça, moi qui ai adoré votre bouquin et votre blog, me voilà servie !

    bonne continuation !

  4. Pingback: #086: S’offrir les plus belles vues de Paris – Un TOP 10 qui culmine !

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