#051: Se laisser conter l'histoire du ticket de métro parisien

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Nous inaugurons avec ce 51ème post une nouvelle catégorie d’article ! De ci de là, je vous parlerai de livres sur Paris qui méritent le détour, et vous retrouverez le dernier livre en ligne dans la colonne de gauche (mais quelle organisation de folie, dites-moi !)

Pour le premier, parlons du métro.

Le Mé-tro.

Ces multitudes de chenilles qui comme les taupes, sont capables de vivre sous terre et de se mouvoir sans jamais se cogner sauf lorsqu’un malheureux prend la bête aveugle au dépourvu.

Ce truc aux odeurs douteuses qui nous fait parfois tordre le nez et prendre un air pincé de vieille mégère, surtout sur la rutilante ligne 14.

Ce machin dont on aimerait parfois tant se passer, mais qui reste incontournable.

Bref, ce truc chiant du quotidien.

Chiant comme ces gens qui nous agacent et dont on sait, au fond, que sans eux la vie ne serait pas pareille. Même moins bien, allez, lâchons-le.

Parce qu’à force de s’en plaindre, de cet affreux machin, on finit par oublier ce qu’il nous apporte ! Alors oui, oui, le Vélib’ c’est bien beau, mais quand il faut gravir Montmartre ou les Buttes Chaumont, ça ma p’tite dame y’a plus un chat, tiens ! Y’a qu’à r’garder l’état des stations au sommet : désertes, nibe, pas un carrosse à deux roues ! Alors que les bouches de métro elles, elles dégueulent du passager en veux tu en voilà ! Et ça fait bien plus de 100 ans que c’est comme ça !

Imaginez un peu, un monde sans métro. On ne serait pas parisien, on serait « de Montmartre », « du Marais », « de St Germain » : autrement dit, on ne sortirait pas de notre pâté d’immeubles. C’est ce que raconte Grégoire Thonnat, l’auteur de ce très chouette ouvrage : « Pour moi la carte Orange ça a été une véritable révolution, les jours libres, je pouvais me rendre où je voulais dans Paris, visiter, c’est ce qui m’a ouvert ! » Et même que cette fabuleuse liberté qui prend aujourd’hui la forme d’un petit bout de plastique à biper aux portiques l’a littéralement propulsé dans cette passion singulière qu’est la collecte minutieuse des éléments de la vie du métro parisien.

Un livre en forme de ticket de métro, quand même plus grand et plus épais, mais avec sa bande magnétique ! L’histoire démarre avec l’épopée du lancement de la première ligne, lors de l’Exposition universelle de 1900, et retrace ainsi, à l’aide de courts textes, l’évolution de ce moyen de transport fabuleux (si si, vous en êtes convaincus, à ce stade du texte !). Grégoire Thonnat a réussi à réunir une quantité impressionnante de vieux tickets de toutes les époques, a retrouvé des cartes postales où se dresse notamment fièrement la station de métro Bastille, à l’époque où elle prenait la forme d’une majestueuse pagode (quel dommage qu’elle ait disparu…). On y découvre que l’enterrement de la 1ère classe ne remonte qu’à 1991 et comment ce petit bout de carton qu’est le ticket de métro inspire bien des artistes.

Un très chouette ouvrage qui permet -aussi ! de se remémorer les fantastiques pubs cul-cul de l’époque du « ticket chic, ticket choc ! »

Petite Histoire du Ticket de métro parisien, Grégoire Thonnat, Editions Télémaque, 19,90€

 

 

 

Discussion2 commentaires

  1. Et bien voila, quelques cadeaux de Noel de resolus, et hop!

    Je me rappelle d’un article dans le Journal de Mickey de mon epoque qui expliquait comment faire des pliages rigolos avec son ticket jaune et noir…

  2. Pingback: #087: Plonger dans les entrailles de Paris, à la découverte de La grande histoire du métro parisien

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